Les espaces agricoles de Jouques ont une forte valeur économique, paysagère, patrimoniale et environnementale, et leur maintien et entretien participent à la lutte contre les incendies. Les exploitations y sont dynamiques, mais leur reprise n’est pas évidente et la pression foncière s’est traduite par un mitage des espaces. Depuis 2020 l’équipe municipale accompagne le développement de cette agriculture sur le territoire par le biais de diverses actions.
Surfaces et exploitations
28 exploitations ont été recensées par une étude en 2021 par une étude de la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône. Elles sont principalement orientées sur la viticulture et les grandes cultures (céréales, fourrages), puis des oliviers et des plantes aromatiques, à parfum et médicinales. Elles valorisent environ 1200 hectares de terre réparties sur des secteurs séparés comme le plateau de Bèdes, le nord de la montagne des Ubacs, les bords de Durance et les fonds de vallons. Trois élevages de chèvres et agneaux participent aussi à l’entretien du territoire par le pastoralisme et à une agriculture locale et durable.
Jouques se démarque tout particulièrement avec 18 exploitations qui sont engagées dans une certification de leurs produits en agriculture biologique (14 en AB, 3 en conversion et 1 en HVE). 70% de nos terres cultivées sont ainsi certifiés bio, un chiffre qui dépasse largement l’objectif des 21% pour 2030 fixé par la Loi d’Orientation Agricole de février 2025. Par ailleurs, une partie de cette production est travaillée sur place ou localement pour délivrer plusieurs types de produits finis : huile d’olive, vin, pâtes, légumineuses. Ces produits sont en vente dans les domaines ou les commerces du village. Vous trouverez plus d’informations sur la page Tourisme de notre site.
Zone Agricole Protégée

Vendanges sur le plateau de Bèdes
Afin de préserver et protéger ces terres, la commune s’est engagée dans un processus de classement en Zone Agricole Protégée, des zones dont l’intérêt général est reconnu pour la qualité de leur production, leur situation géographique ou leur qualité agronomique. Ces zones sécurisent le maintien et la reprise des terres agricoles et concourent à préserver le potentiel de production alimentaire au niveau local. Après presque trois ans d’études, de validation et une enquête publique, cette ZAP a été validée par un arrêté du Préfet de la Région Sud en octobre 2024. Le périmètre proposé comprend 1600 hectares de terre et constitue une des plus grande ZAP de la région. 1100 hectares sont déjà valorisés, le reste correspond à des friches qui pourront être remises en culture. A l’automne 2024 le premier comité de pilotage a réuni de nombreux acteurs dont la mairie, la Région, le département, la métropole, la Chambre d’agriculture 13, la Safer et l’association Terre de Lien. Ce comité portera un œil d’expert sur les évolutions et propositions qui seront faites par la commune pour faire vivre cette ZAP. Le 22 mai 2025 une convention d’animation a été signée entre la commune et la Chambre d’agriculture qui nous accompagnera désormais pour 3 ans sur l’animation (consultation du PV ici). Il s’agira entres autre de refaire une enquête de besoins auprès des exploitants (recherche de terrains, point sur les accès et chemins…), de mener une veille sur l’animation foncière, de mettre en œuvre des actions favorisant le renouvellement des générations ou encore d’évaluer les effets sur l’environnement des pratiques agroécologiques.
Cet effort d’actions pour soutenir l’agriculture se continuera dans les mois à venir avec d’autres projets en cours, tel que la réalisation de la cuisine centrale qui alimentera nos cantines en 2026.
Consulter le rapport du commissaire enquêteur :
Projet Alimentaire Territorial (PAT) de la Métropole et du Pays d’Arles

Oléiculture sur le plateau de Bèdes.
La commune est signataire de la charte du Projet Alimentaire Territorial porté depuis 2018 par la métropole Aix-Marseille-Provence et le Pays d’Arles. Un PAT s’inscrit dans une démarche d’ancrage territorial des actions, une volonté de rapprocher producteurs, transformateurs, distributeurs, collectivités et consommateurs, et le souhait de développer une agriculture durable. Ce rattachement ouvre des possibilités pour des demandes de subventions et a permis d’obtenir des appuis techniques pour la rédaction du cahier des charges de la cuisine centrale ou les actions sur le gaspillage alimentaire.
