Des nouvelles de la Métropole

Depuis le 1er janvier 2016, JOUQUES appartient désormais à la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui a ainsi remplacé la Communauté du Pays d’Aix. Avec 92 communes, près de 1 850 000 habitants, cet EPCI (Établissement Public de Coopération Intercommunale) recouvre la quasi-totalité du territoire des Bouches-du-Rhône.

A ce jour, les effets de ce changement d’échelle ne se font pas (encore) sentir. Les transports en commun comme la collecte et le traitement des ordures ménagères sont toujours assurés. C’est à partir de 2018 que la vie quotidienne de notre Commune va changer et de manière assez radicale.

En effet, à compter du 1er janvier 2018, l’urbanisme, la voirie, l’eau et l’assainissement (pour citer les plus importants) ne seront plus du ressort de notre commune. Concrètement, l’instruction des autorisations d’urbanisme ne se fera plus en Mairie, mais par les services métropolitains, la gestion de l’eau potable, l’entretien des réseaux d’assainissement également.
La voirie, c’est-à-dire les voies de desserte + les trottoirs voire les parkings, ne seront plus propriété communales mais métropolitaines.
Autant dire que la proximité entre l’administré et l’administration deviendra beaucoup plus aléatoire, et que la satisfaction de l’usager plus forcément une priorité.

En revanche, l’intégration de la commune au sein de la Métropole se traduit d’ores et déjà par une hausse progressive et systématique de la fiscalité des ménages, pour cause d’obligation d’harmonisation des taux sur l’ensemble du territoire métropolitain :

  • Taxe d’habitation (augmentation moyenne de 1 % / an de 2016 à 2028),
  • Taxe sur le foncier non bâti (augmentation moyenne de 2 % / an de 2016 à 2028)
  • Et apparition de la taxe sur le foncier bâti (inexistante jusque-là, mais qui s’appliquera dès 2016 au taux de 0,20 % avec une augmentation continue jusqu’en 2028, pour atteindre 2,59 %).

Est-ce que pour autant, la Métropole aura les moyens de ses ambitions ? Pas sûr, car avec déjà 4,1 milliards d’euros de dette au total, comme l’a dit le vice-président en charge des finances, « il va falloir faire preuve d’imagination »…

Historique

metropole_nov-dec_2014_couvTexte extrait de « Aix-en-Provence le mag« , hors série supplément du n°4 – pdf
EDITO

Non à la « Monst’Ropôle »

Le visage de la Métropole, imposé par le pouvoir et son bras armé, la technocratie parisienne, va condamner une décennie d’efforts et de saine gestion aixoise pour abonder le tonneau des Danaïdes marseillais… Et ce hold-up d’État vaudra pour toutes les communes du Pays d’Aix et presque toutes celles des Bouches-du-Rhône.

L’objet de cette « Métropole » n’est autre que l’urgence de trouver de l’argent pour enrayer le processus de faillite de Marseille. Comme l’État n’en a plus, à force de saupoudrer Pierre, Paul et Jacques, il fait les poches des contribuables provençaux sous le couvert pompeux de « projet institutionnel d’avenir… ! »

Une coopération de projets

Ce qu’il nous faut, c’est une coopération métropolitaine qui prenne en compte l’originalité de notre territoire. Une coopération entre les élus et les intercommunalités, respectueuse des souhaits de nos citoyens.

Un projet peu coûteux, transparent, contrairement à la nébuleuse Métropole qui multipliera les risques de dérives douteuses car dirigée par des technocrates qui n’ont jamais mis un pied sur le terrain.

Un vrai projet de territoire où la Ville de Marseille et toutes les communes alentours seront renforcées dans le droit du sol, dans la maîtrise de leur taux d’impôts locaux et dans le principe républicain d’autonomie locale qui existe depuis la Révolution française. C’est cette solidarité qui fera de Marseille la capitale des villes de la Méditerranée.

Aix et le Pays d’Aix refusent le mastodonte

Comme le veut une certaine Europe, on dépèce le territoire national, on enlève aux élus ce qui fait leur raison d’être : la proximité avec les habitants.
On livre au Grand Capital, celui du Traité Transatlantique, la plus grande partie des services assumés par la fonction territoriale.
On fait sonner le glas de la démocratie locale car si cette réforme est appliquée, Aix et le Pays d’Aix ne seront plus que des arrondissements marseillais dont le seul but sera d’affronter les grandes métropoles européennes.

Est-ce cette « modernité » à laquelle nous devons nous soumettre ?

Si Aix et son territoire gagnent, c’est parce qu’ils sont forts de leurs diversités, c’est parce que les identités ont été respectées, c’est parce que la gestion financière a été saine et maîtrisée, c’est parce que les services de proximité ont été conservés et améliorés.

maryse-joissains_132Maryse Joissains Masini
Maire d’Aix-en-Provence
Président de la Communauté du Pays d’Aix

LES MAIRES REFUSENT CETTE MÉTROPOLE

metropole_nov-dec_2014_500

Lire « Aix-en-Provence le mag« , hors série supplément du n°4 – pdf

Une gouvernance confisquée

Le conseil de la métropole devrait être composé de 239 conseillers. Sur les 93 communes concernées par le projet, 83 seront représentées par leur seul maire. Les autres par 2 à 17 conseillers.
A elle seule Marseille disposerait de 108 conseillers.

Dans un conseil métropolitain équilibré et respectueux des territoires, le Pays d’Aix devrait pouvoir compter 46 conseillers, capables de peser face aux 69 représentants marseillais.

L’humain d’abord

Continuons à vivre dans une agglomération à taille humaine, garantie de son bon fonctionnement, de sa réactivité et de la prise en considération constante de notre qualité de vie. On ne change pas une organisation qui gagne et qui a fait ses preuves !

Le projet de métropole mettrait fin aux politiques de consensus qui existent dans le Pays d’Aix, où les élus de tous bords sont capables, depuis près de quinze ans, de s’entendre pour faire avancer ensemble les dossiers nécessaires aux communes et aux habitants du Pays d’Aix.

A l’inverse, la méga métropole va imposer des enjeux, des oppositions politiques et des clivages entre territoires qui dépasseront le niveau local, et qui entraineront une paralysie de fonctionnement.

Tenir compte de la réalité du terrain et conserver les liens de proximité

Plus les décisions sont prises de loin par des administrations anonymes, plus les réponses sont tardives, parfois inadaptées et plus les problèmes prennent de l’importance. Il faut changer la logique de la métropole pour garantir l’attention portée aux problèmes et aux attentes de nos citoyens.

Aix et Marseille n’ont pas eu besoin de la métropole pour réussir des projets communs :

  • MP2013
  • Forum culturel d’Aix-en-Provence
  • Diverses festivals
  • Cadarache et la Cité des énergies
  • La French-Tech Aix-Marseille
  • Le Plan Henri Fabre
  • L’académie Aix-Marseille
  • La Gare routière du Pays d’Aix qui dessert tout le territoire
  • Plan de Campagne

etc…