La vie du village tout au long de l’histoire : Cette chronologie démarre vers 60 000 AJC dans la grotte de l’Adaouste jusqu’au début du siècle dernier.

Nos lointains ancêtres

On pense que les premiers habitants de “Jouques” y habitèrent 60.000 ans avant Jésus Christ dans la grotte de l’Adaouste.

Avant les romains

La découverte en 1844 de deux pioches enfouies dans le tuf à 1 mètre et demi de profondeur en face du rocher dit ” Mourre de la Roque “, atteste d’une présence antérieure de plusieurs siècles à celle des romains, alors que ce lieu devait être un marécage entre le Défant (Deffend), les Beaumes de Trumailles (Baume Trémaille), et le rocher de St Sébastien.

Agglomération romaine

La première agglomération formée sur le territoire de Jouques se trouvait au quartier de la Garduelle et de Villevieille.

C’était un bourg romain, une station militaire où on y avait construit de nombreuses villas, deux fabriques de jarres et de poteries.

Les quartiers des Gerles et de Puybarnier furent habités pendant plusieurs siècles, des débris de mosaïques, de marbre, de bustes, de colonnes avec des médailles de Caligula et de Constantin en témoignent.

Il y avait aussi un camp romain au Puits de Bèdes. Au premier siècle l’occupant romain à construit un aqueduc permettant de conduire les eaux des sources de Traconnade jusqu’à Aix.

Naissance d’un Village

Entre le 6ème et le 8ème siècle, la population ne se sentant plus en sécurité, quitte les quartiers de Garduelle et Villevieille pour s’établir sur la hauteur qui domine le village actuel et qu’on appelle le Piedmont (Piémont).

Le temps des seigneurs

A partir de 1219 et durant 500 ans, 38 ” seigneurs majeurs ” se succéderont, et à la faveur d’échanges et de rachats, en 1702 Mgr de Cosnac se retrouva à la tête d’un territoire semblable au Jouques que nous connaissons aujourd’hui de part sa superficie.

A cette époque André-Elzéar d’Arbaud, conseiller au parlement et co-seigneur de Jouques, voulu acquérir la totalité des droits seigneuriaux.

Les habitants qui savaient par expérience, ” qu’ il faisait bon vivre sous la crosse” et que depuis l’année 1501 avait l’usage du bois de Jouques et jouissaient d’avantages de toutes sortes, firent savoir à l’archevêque combien serait grand le malheur de perdre sa juridiction. Cette démarche réussit.

Mais 20 ans plus tard Mgr de Boisgelin vendit toutes ses propriétés à M. Arbaud, au prix de 200.000 livres. Les Arbaud réaménagent, alors, le site du Piémont en jardins à l’italienne. Un château devait même se dresser, mais seul le portail, deux pavillons et les écuries furent réalisées.

Le village descend de son rocher

Dans le courant du XVe siècle, les habitants désertent le sommet de la colline pour s’établir vers le bas. En 1405, on appelle déjà ” ancien village ” l’agglomération entourant l’église. En 1440, le siège de la paroisse est transféré à l’église St-Pierre, église actuelle, qui jouxte le cimetière.

Jouques en 1800

En ces temps le village va s’agrandir et s’étendre vers l’est (quartier des Maisons neuves). Ainsi Jouques comptait 1800 habitants.

On pouvait dénombrer deux fabriques à papier, une fabrique de poterie et de pipes à Bède (Bèdes), dix moulins à vent dont deux à farine, deux à huile, et deux à tan.

Jouques faisait partie de l’archiprêtré de Rians, ce n’est qu’à la Révolution que la commune fit partie de la doyenné de Peyrolles.

Jouques en 1900

Jouques, autrefois ville murée, a conservé son portail à l’ouest et quelques restes de remparts au sud et au nord-est.

Située à 54 km de Marseille et 27 de Aix, sa superficie est de 7978 hectares; altitude de 264 mètres; population de 1200 habitants. Notons que la population à diminué d’un tiers.

Cette population est essentiellement agricole. Les principaux domaines à l’époque sont : le Paradou à M. Baudoin-Thus; le Font-de-Pré, à M. Ferdinand d’Autheman; Les Fabriques, à M. Bonnasse; La Ferrière, à M. De la Ferrière.

A cette époque il ne reste plus qu’une fabrique de papiers et une seule minoterie. Ce début de siècle voit l’ouverture d’une usine électrique ayant une force motrice de 15 chevaux.

En 1900, les familles patronymiques sont : Arbaud, Blanc, Castinel, Sumian, Thénoux, Thus, Payan, etc…